2005-08-04 12

Le 29 décembre, nous avons mangé nos dernières tomates du potager. Le 1er janvier il faisait -8°, la nature s’était magnifiquement drapée d’un blanc manteau. Le 2 il n’en restait plus rien. Le 14 janvier : les jonquilles fleurissent et les enfants cueillent des pâquerettes. La nature est toute déboussolée… Quelques rares jours de gel, une douceur quasi printanière. La terre est sèche. Quel drôle d’hiver ! L’an 2015  a pourtant commencé. Avec un florilège de nouvelles réglementations pour le monde agricole, un certain nombre de questions pour nous, et nos vœux les meilleurs, pour vous !


«Les étiquettes perdent la tête » -  2015 s’annonce bien fade pour qui apprécie la gastronomie et les bons produits. Les étiquettes et emballages s’appauvrissent autant que la saveur véritable des aliments qu’ils contiennent. Depuis le 13 décembre, au supermarché, le consommateur n’achète plus de la hampe, de l’onglet ou de la bavette mais du « steak *** à griller». Et pourquoi pas de la viande tout court ? Est-ce donc si dérangeant d’utiliser un vocabulaire précis et d’appeler un chat un chat ? Le consommateur n’est-il pas en droit de connaître précisément ce qu’on lui vend ? Toujours est-il qu’en achetant notre viande, d’une part vous connaissez le nom du morceau que vous allez cuisiner, d’autre part vous êtes certains de la provenance de votre produit. Vous savez que nos animaux sont certifiés bio. Vous êtes également assurés que nos animaux sont exclusivement nourris d’herbe, de foin et de céréales produites sur la ferme. Bref, un consommateur averti en vaut 2, n’hésitez plus, interrogez vos étiquettes, n’acceptez dans vos assiettes que ce que vous avez librement choisi d’y mettre !

« Année charnière » -L’heure du départ à la retraite pour François approche. 2015 sera une année charnière pour la ferme, pour nous. Comment pérenniser une structure qui exige le travail à temps plein de 2 hommes ? Mais qui ne garantit pas suffisamment de sécurité pour prendre un salarié ? Les risques personnels et professionnels sont énormes. Les charges et contraintes sont trop lourdes, dans le monde agricole comme ailleurs. A nous de trouver la bonne solution… mécaniser, restructurer, réorganiser, à moindre coût et efficacement, allègera sans doute un

peu la charge. Il ne faut pas qu’elle nous écrase…

« Est-ce que le bio est cher ? » S’il permet à des familles de vivre décemment, s’il laisse espérer qu’il est facteur de bonne santé, s’il est associé à la notion de circuit court et de proximité. Alors non, le bio n’est pas plus cher que les produits de marques qui importent à tour de bras, exploitent des petits paysans au bout du monde, et transforment à coup d’additifs et de conservateurs, de colorants et de parfums leurs marchandises. Halte au faux vrai, bourré d’antioxydant, de graisses et de sucres. Soyons à la recherche, du Vrai, du Bon et pourquoi pas du Bio !

Pour cette année nouvelle, c’est bien ce que nous vous souhaitons !